Étiquette : rêve

Lumière du petit jour…

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L'automne,lumière du petit matin dans le jardin, par la fenêtre ouverte...

L’automne,lumière du petit matin dans le jardin, par la fenêtre ouverte…

Douceur de l’automne, douceur du soleil qui se lève en ce matin d’octobre…

Ouvrir les volets bleus pour que le soleil entre se lover sur le lit… Une grande inspiration de l’air une peu humide où flotte des senteurs de sous-bois, d’herbe humide, des dernières roses fanées…
Refermer la fenêtre. Écraser mon nez sur la vitre. Fermer les yeux et les ouvrir brusquement pour capturer le flou de la lumière qui se perd sur les herbes folles du jardin. Les rayons tombent, obliques comme sur les dessins d’enfants.

 

Les rayons tombent, obliques comme sur les dessins d'enfants...

Les rayons tombent, obliques comme sur les dessins d’enfants…

 

Me recoucher. C’est dimanche peut-être…  Ouvrir Dezeer où je retrouve le jazz doucereux d’une « playlist » choisie « Relaxing Jazz & Coffee ». Alors, flâner, rêver, refaire le monde seule ou à deux… Songer au dernier rêve, vouloir connaître la suite et me blottir contre lui. Contre toi…

 

 

 

Non ?

Avec l’écriture, on peut tout se permettre, et du rêve à la réalité, il n’y a qu’un tout petit pas… Juste le franchir et vivre un instant magique.

Bel automne !

Il n’y a qu’un tout petit pas. Juste le franchir et vivre un instant magique.

Il n’y a qu’un tout petit pas. Juste le franchir et vivre un instant magique.

 


Chez la vieille dame ma maison, la vieille chambre…

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Dialogue avec la vieille dame…

En juin, l’an passé, je te demandais 
Si tu étais contente de tes nouvelles baies…

L'abat-jour fuschia, couleur en attente

L’abat-jour fuschia, couleur en attente

« Alors, ma vieille amie, que dis-tu ?
De ces nouvelles baies, qu’en penses-tu ?
Je te laisse, envers et contre tout,
Tes volets de bois peints en bleu doux. »

Aujourd’hui, tu l’as vu et ressenti aussi,
J’aborde le dedans qui lui aussi a vieilli…

Alors hommage à Francine, qui chez moi est venue
Avec outils et pinceaux, rajeunir et mettre à nu
Les murs de la chambre ou dans mon lit j’aime à rêver
Et sur le sofa prendre un livre et très loin m’absenter…

Je soupçonne ma cadette, de savoir parler aux murs…
– Vous souriez ? … Mais, au sens propre, bien sûr !

Car soigneuse, minutieuse et caressante
Elle sait s’y prendre et je deviens obéissante.
Et alors, trop heureuse de te voir rajeunir
Je gratte et ponce et peins avec sourire.

J’ai donc choisi pour toi, un joli camaïeu
Que l’on nomme « fleur de sel ». Très soyeux…
A tes murs que certains avaient souillés
Nous avons restitué la noblesse du passé.

Les meubles désuets, de famille, eux aussi,
Du ton le plus soutenu, ont été embellis.
Reste plus aujourd’hui qu’à animer la gamme
De notes colorées, personnelles et de charme…

Je te livre en vers, lecteur fidèle, un coin d’intimité
Ecris sur la terrasse en buvant mon café…
Et toi, chère vieille Dame qui abrite mes songes…
Je devine ta joie… En fait, point de mensonge :

... Et je deviens faunesse

… Et je deviens faunesse…

Tu lis en moi grâce à mes pensées, mes rêves
Que filtre encore ta robe neuve, sans trêve…
Tu restitues aussi des fragments de ta jeunesse
Qui s’insinuent en moi. …Et je deviens faunesse…

Douce journée dans les brumes naissantes des premiers jours d’automne !


Aquarelliste…

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L'église noyée dans la brume

L’église noyée dans la brume

Oh ! Ne pas vous tromper,
Cette vue embrumée
Est celle d’un matin…
Et chez moi n’est pas loin.

Pour cette fin de semaine,
Là où les brumes traînent
Je vous offre ces vers
Avant que vienne l’hiver.

Un poème pour rêver,
Imaginer, traîner,
Dans un autre univers,
Celui d’Apollinaire…

À Mademoiselle Yvonne M…

Yvonne sérieuse au visage pâlot
A pris du papier blanc et des couleurs à l’eau
Puis rempli ses godets d’eau claire à la cuisine.
Yvonnette aujourd’hui veut peindre. Elle imagine
De quoi serait capable un peintre de sept ans.
Ferait-elle un portrait ? Il faudrait trop de temps
Et puis la ressemblance est un point difficile
À saisir, il vaut mieux peindre de l’immobile
Et parmi l’immobile inclus dans sa raison
Yvonnette a fait choix d’une belle maison

Yvonnette a fait le choix d'une belle maison...

Yvonnette a fait le choix d’une belle maison…

Et la peint toute une heure en enfant douce et sage.
Derrière la maison s’étend un paysage
Paisible comme un front pensif d’enfant heureux,
Un paysage vert avec des monts ocreux.
Or plus haut que le toit d’un rouge de blessure
Monte un ciel de cinabre où nul jour ne s’azure.
Quand j’étais tout petit aux cheveux longs rêvant,
Quand je stellais le ciel de mes ballons d’enfant,
Je peignais comme toi, ma mignonne Yvonnette,
Des paysages verts avec la maisonnette,
Mais au lieu d’un ciel triste et jamais azuré
J’ai peint toujours le ciel très bleu comme le vrai.

Guillaume Apollinaire, Alcools