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L’écriture est parfois quotidienne, parfois on ne peut plus rien écrire, parfois on vide un encrier…

Petit travail de février 2014, voilà :

 

Journée mélancolique…

Vers les pages blanches de mon cahier noircit à l’encre,
Remplit de mes mots,
De mes maux,
Ceux qui viennent comme ça,
Sans crier gare et coulent au bout de ma plume,
Ces mots qui se glissent dans ma gorge,
Qui étouffent et blessent en franchissant mes lèvres,
Et me forcent à les coucher sur les lignes de mon cahier,
Mouillés et noyés par mes larmes.
Ces mots couchés, penchés,
En pleins et déliés,
Comme ceux sur le cahier de cours préparatoire,
À l’encre violette et plume d’acier,
Où déjà, larmes de chagrin,
La difficulté d’écrire avec ce bout de quoi ?
Ce bout de bois entre mes doigts tachés,
Larmes d’orgueil blessé,
Se mêlent à l’encre,
Cette ancre qui m’entraîne au fond…
De ma rivière chagrin…
Déjà elle m’attirait, elle avait su…
Et entre deux eaux,
J’étais entre deux mots,
Entre deux rives entre deux,
Entre eux,
Dans eux…
Ces mots que je crie en silence.

Travail sur les mots… Sur les maux… Tout va bien. (14/02/2014)