Un drôle d’oiseau…

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La buse variable...

La buse variable…

Une vision, fugace.

Il est là sur la margelle du puits, le grand oiseau brun.

Il guette le souriceau imprudent, l’oiseau blessé, le lapin égaré…

Aurais-je le temps… d’aller chercher l’appareil photo… sur le buffet ?

A reculons, tout doucement, je passe la porte et…

Je cours attraper mon Canon… et je reviens.

pffff….

Mon cœur tape fort, d’émotion, d’excitation…

Et… Il est toujours là.

Pas le temps de me poser des questions, clic, clic.

Il tourne la tête, et … s’envole. M’a-t-il vu ?

Ces images de l’envol me laisse émerveillée.


Du côté de Bayonne…

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Au bout de la route de la Barre de l'Adour...

Au bout de la route de la Barre de l’Adour…

Du côté de Bayonne…

Juste un aller-retour…

Un seul jour, pas possible de toucher la mer, l’eau salée, de mouiller mes mains.

Non, pas le temps.

Juste l’apercevoir, la humer, l’admirer….

Et la vie quotidienne, les camions, les bateaux, les oiseaux…

En ville, une halte dans le quartier étudiant.

La rumeur, à peine.

A Bayone, rue vers le quartier étudiant...

A Bayone, rue vers le quartier étudiant…

Des rires et des bavardages.

Les minibus silencieux, électriques et jaunes.

Là, une placette.

En-cas au milieu de la jeunesse.

Et tu ris….


Le chat sur la terrasse…

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follette-en-terrasseAmie fidèle… Follette sur la terrasse goûte les derniers rayons de l’été indien…

 

LE CHAT ET LE SOLEILfollette-en-terrasse-2

Le chat ouvrit les yeux,
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta,

Voilà pourquoi, le soir,
Quand le chat se réveille,
J’aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.

Maurice CARÊME

 


C’était arrivé…

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Inconsistance... Revenir à la vie...

Inconsistance… Revenir à la vie…

C’était arrivé. J’y étais. Mais où n’était même pas une question. J’y  étais.

No man’s land !

Impossible. C’était quoi ? Impossible de me tromper. Solitude totale et aveugle. Ou presque… Des ombres ? Des vapeurs d’ombres. Des vapeurs… Vaguement… L’infiniment petit ou l’infiniment grand ? Le gigantesque ? Les deux…

Me retrouver ? Tendre un bras… Inconsistance. Que le souvenir de ce que j’ai pu être. Ou bien quoi ? Rien. Il ne me reste rien. Je ne suis plus. Rien !

Mais il me reste la vue… Pour ne rien voir. Ce qui m’entoure n’est pas noir, du noir intérieur derrière les paupières… Il n’y a rien. Où suis-je ?

Mais il me reste l’odorat… Pour sentir, ressentir et par le nez, respirer ! Non… Ni l’air marin du port de Lendunvez et de ses algues découvertes par les flots tumultueux, ni celui de la ville où bitumes, déchets et poussière de parc mouillé par la pluie des forêts landaises n’arrivent jusqu’à mon nez… Un souvenir médicamenteux, effluves imperceptibles de résine des pins maritimes bordant à l’infini les allées de sable fin, relents légers de térébenthine forts, pénétrants, flirtent avec mes narines… A peine… Non. Que des souvenirs. Je ne respire rien.

Plus De vie ? Je suis morte ? Que du rien ? Du néant pour moi seule.

C’était quand ces vapeurs ? Et c’était quoi ? Mémoire primaire des besoins physiologiques.

Si je pense, je suis, non ? Si je suis, alors je suis comment et où ? Je suis un souvenir qui erre dans un no man’s land. Entre deux mondes, deux instants deux quelque chose. Deux « Moi », celui d’avant mal vivant, Celui d’après, inconscient.

L’ouïe. J’entends. Les « blop-blop » de bulles qui éclatent…

J’y suis arrivée. Je m’éveille à ma nouvelle vie d’autres souvenirs… Après les limbes, arrivée dans la vie de mon nouveau cœur…

 

 


Parmi les photos trouvées à la brocante…

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l-homme-assis-dans-le-jardin

Au dos de la photo : « Léon Prat, 22 ans, Août 1898 à La Rochelle dans le jardin de Mr Thierry »…

L’homme assis dans le jardin…

Premier regard… De la nonchalance. Non ! Plutôt une apparente tranquillité qui attire.

La quiétude d’une douce après-midi, en été peut-être…

Costume clair pour la saison. Et ce chapeau tombant sur le visage…

Fauteuil pliant en bois,  avec une toile de coton dont j’aperçois quelques rayures, façon « transatlantique ». De quoi rêver… J’adore ces photos anciennes et cette apparente douceur de vivre…

L’attitude du lecteur, juste pour la photo ? Je ne le saurai jamais, et pourtant, la prise de vue, a dû nécessiter un temps de préparation…

Le cliché est ancien. J’aimerai en savoir plus. Une indication au dos peut-être… Oui. Ecriture penchée et soignée apprise sur les bancs de l’école de jadis… Et bien qu’écrite au crayon mine, les lettres penchées sont encore bien lisibles «  Léon Prat, 22 ans, Août 1898 à La Rochelle dans le jardin de Mr Thierry »…

les-appareils-photos

sources : internet

Léon est immortalisé dans sa lecture. Il ne semble pas feuilleter un journal… Pourtant la presse du 30 août 1898 … Impossible d’ignorer que ce jour-là, le Colonel Henry se reconnait comme l’auteur du faux à l’origine de la condamnation de Louis Dreyfus. Ni d’ignorer l’actualité du lendemain, où le colonel Henry se suicide…Non. Je l’imagine plutôt plonger dans un roman d’aventure de Jules Verne, ou d’Arthur Conan Doyle… Vu l’épaisseur du document ce pourrait aussi être une revue scientifique ou un almanach… Dans la revue il aurait pu y lire la découverte par Gustav Witt, le 16 août 1898 de « 433 Eros »… Un astéroïde « géocroiseur » qui orbite près de la Terre… Il aurait appris que c’était le premier objet de ce type…

Mais finalement il ne fait peut-être que poser pour l’un de ses amis, ou  son frère ou un oncle !

Il se fait sujet pour une chambre photographique,  ancêtre de nos appareils photos !


Marie sur l’ile…

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Marie sur l’ile

(Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Doris_(bateau)#mediaviewer/Fichier:Winslow_Homer_-_The_Fog_Warning_(1885).jpg)

(Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Doris_(bateau)#mediaviewer/Fichier:Winslow_Homer_-_The_Fog_Warning_(1885).jpg)

La rumeur… incessante… suivant l’heure du jour, la saison… se fait proche ou lointaine, douce ou coléreuse… La rumeur toujours présente où qu’elle soit sur l’ile.

Combien de fois a-t-elle remis son départ de l’ile, vers les siens, sa famille d’avant, d’à terre… Depuis que Louis, son Louis n’était pas revenu de sa dernière campagne de pêche, Marie aurait dû retourner vivre sur le continent. Elle ne pouvait s’y résoudre.

Et si un jour il revenait ? Parce que cela s’était déjà vu un pêcheur qui revenait de longues années après avoir été recueilli, sauvé, mémoire perdue ! La chaloupe avait disparu ? Pas de trace de naufrage. Rien. Les compagnons rentrés ne savaient quoi lui dire… Elle, elle était restée comme çà, avec, pour vivre, ce grand mouchoir blanc au fond de sa poche, trempé de ses espoirs, de ses chagrins.

Elle est droite dans sa blouse grise. Un fichu noir, d’où quelques mèches blondes agitées par le vent s’échappent, retient ses longs cheveux dans une sorte de chignon. Elle est droite, face à la mer. Le soleil n’est plus loin de la ligne d’horizon qu’elle scrute encore et toujours. La main gauche en visière, elle plisse les yeux cherchant de toutes ses forces la silhouette familière du bateau rentrant au port. Ses lèvres remuent. Prière aux éléments, inaudible, sans pleurs, hors des sanglots de ses nuits…

 Le retour de son homme, elle le vit chaque soir à l’heure du dîner.

Toujours deux couverts sur la table près de la fenêtre. Toujours un regard sur elle, la mer, éternelle maitresse des marins de tous les temps.

Assise devant l’autre couvert. La serviette bleue de Louis attend sagement dans l’assiette creuse. Elle lui dit alors, son angoisse du temps d’automne, les tempêtes et les pluies… Les longs moments de solitude, elle ne lui dit plus. Elle connaît sa tristesse de la quitter. Elle reprend, parle de son quotidien, de sa voisine qui vieillit, des menus travaux d’entretien, de la barrière qui a claqué trop fort après le dernier coup de vent et une charnière est à remplacer… Elle meuble le silence. Son silence. Le tic-tac de l’horloge.

Louis lui répondra quelques mots essentiels qu’il accompagnera de signes de tête, de gestes des mains… Ses mains… Calleuses et tendres… Et la moue de sa bouche… Juste avant de donner son avis, bref et sûr. Les mots sont rares, mais c’est comme cela depuis toujours. L’économie des mots, comme sur la chaloupe dans cette pêche errante…

Alors, elle verse la louche de soupe fumante dans l’assiette creuse, pince ses lèvres, retient ses larmes. Il ne voudrait pas qu’elle pleure.

La charnière attend toujours d’être remplacée. La voisine est morte depuis trois mois. De moins en moins de bateaux de pêche quittent le port de l’ile et l’automne n’en finit plus.


Lumière du petit jour…

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L'automne,lumière du petit matin dans le jardin, par la fenêtre ouverte...

L’automne,lumière du petit matin dans le jardin, par la fenêtre ouverte…

Douceur de l’automne, douceur du soleil qui se lève en ce matin d’octobre…

Ouvrir les volets bleus pour que le soleil entre se lover sur le lit… Une grande inspiration de l’air une peu humide où flotte des senteurs de sous-bois, d’herbe humide, des dernières roses fanées…
Refermer la fenêtre. Écraser mon nez sur la vitre. Fermer les yeux et les ouvrir brusquement pour capturer le flou de la lumière qui se perd sur les herbes folles du jardin. Les rayons tombent, obliques comme sur les dessins d’enfants.

 

Les rayons tombent, obliques comme sur les dessins d'enfants...

Les rayons tombent, obliques comme sur les dessins d’enfants…

 

Me recoucher. C’est dimanche peut-être…  Ouvrir Dezeer où je retrouve le jazz doucereux d’une « playlist » choisie « Relaxing Jazz & Coffee ». Alors, flâner, rêver, refaire le monde seule ou à deux… Songer au dernier rêve, vouloir connaître la suite et me blottir contre lui. Contre toi…

 

 

 

Non ?

Avec l’écriture, on peut tout se permettre, et du rêve à la réalité, il n’y a qu’un tout petit pas… Juste le franchir et vivre un instant magique.

Bel automne !

Il n’y a qu’un tout petit pas. Juste le franchir et vivre un instant magique.

Il n’y a qu’un tout petit pas. Juste le franchir et vivre un instant magique.

 


Un samedi de printemps à Monpazier…

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Un doux moment de promenade dans ce village. Monpazier est une bastide du XIIIème siècle. Elle fait partie de l’association « Les Plus Beaux Villages de France ». Bien sur, mon regard n’accroche pas forcément ce que l’on voit dans les brochures de l’office de tourisme… En cliquant sur la photo, vous découvrirez mon album sur Flickr… Bonne balade !

ECHARPES MONPAZIER pour les murmures


L’écrivain solitaire… avec le « Dis-moi dix mots » de la semaine de…

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L’écrivain solitaire… avec le « Dis-moi dix mots » de la semaine de la Francophonie.

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Depuis plusieurs années, je me prête au jeu du « Dis-moi dix mots ».
Cette année encore, lecture publique de nos textes à la bibliothèque municipale du village,
samedi 19 mars après-midi lors d’un café lecture.
Voici ma contribution…

L'ecrivain solitaire

Pour en savoir plus, voir ci-dessous et  ici  

Goûtez au plaisir des mots en participant à  « Dis-moi dix mots »

Cette opération de sensibilisation à la langue française invite chacun à jouer et à s’exprimer sous une forme littéraire ou artistique de septembre à juin.

Chaque année, une thématique destinée à transmettre un message sur la langue française (la langue comme lien social, la capacité de la langue à exprimer l’intime, à accueillir les inventions verbales…) et 10 mots l’illustrant sont choisis par les différents partenaires francophones : la France, la Belgique, le Québec, la Suisse et l’Organisation internationale de la Francophonie (qui représente 80 États et gouvernements).

Dès le mois de septembre, partez à la découverte des dix mots et donnez libre cours à votre créativité : dix mots à écrire, slamer, chanter, filmer… !

A bientôt !

 


Voulez-vous un café ?

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Café
cafe 1« Café ? Oui je veux bien. Ou alors non, j’en ai déjà pris trois ce matin, merci. Mais c’est un mot de passe. On appartient à la même civilisation. Le pouvoir du café, c’est également cette presque indifférence surjouée avec laquelle on va le consommé, en parlant déjà, pris par le sujet. Non, pas de sucre. Presque plus jamais de sucre. C’est dans le code aussi. Maigret touillait lentement avec une cuillère, au moins deux sucre, sur le zinc. Ça faisait partie de l’enquête. » Vous me direz, ce texte, chacun d’entre nous, aurait pu écrire sur le sujet… Plus ou moins la même chose. Les uns à côté des autres, chaque mot simple sur le café, paroles dites, banales, en rencontrant un ami, une connaissance, en arrivant au bureau, en apprenant une bonne ou une mauvaise nouvelle, pour réconforter, pour draguer, pour rompre…

cafe 4La référence à Maigret m’a surprise, m’a ravie… Bon, c’est vrai que Maigret ne boit pas que du café. Mais rien que ce mot « café »… J’aime… C’est aussi le lieu des rendez-vous, des retrouvailles, des projets, des complots… Nuit et jour, sur le zinc, café, café, p’tit blanc, bière, café, alignés. Les uns parlent à ceux qui écoutent, des derniers potins, du temps qu’il fait, ou qu’il a fait ou qu’il fera… Et parfois, ceux qui écoutent donnent des nouvelles du p’tit dernier, de sa femme, de ses vieux… Mieux que certains salons guindés et froids où l’on prend l’apéro, au café on y trouve une famille, non ?

cafe 3Bonjour Philippe Delerm. C’est vous qui avez écrit ces mots !

Lecteurs, je vous livre la fin du texte que je bois – comme mon café – à petites gorgées sucrées, chaudes mais pas brûlantes, avec l’envie de fermer les yeux pour retrouver les bruits des cafés parisiens fréquentés dans une autre vie…

«A présent, le serré, l’amertume, et juste ce petit moment d’arrêt de la tasse blanche au bord des lèvres. Cette façon de ne rien prendre en prenant quelque chose, c’est une politesse que l’on se doit. En deçà de la convivialité. On n’est pas ensemble mais on est avec. Avec le monde, avec le jour, et quand même un peu avec l’autre.
Ca-fé. Les deux syllabes sonnent clair et sec, passent au-dessus de la rumeur, même dans les bistros les plus bruyants. Dans les cafés. On boit un café dans un café ; On joue sa vie dans la vie. »

Belle journée !