Catégorie : Dehors

Du côté de Bayonne…

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Au bout de la route de la Barre de l'Adour...

Au bout de la route de la Barre de l’Adour…

Du côté de Bayonne…

Juste un aller-retour…

Un seul jour, pas possible de toucher la mer, l’eau salée, de mouiller mes mains.

Non, pas le temps.

Juste l’apercevoir, la humer, l’admirer….

Et la vie quotidienne, les camions, les bateaux, les oiseaux…

En ville, une halte dans le quartier étudiant.

La rumeur, à peine.

A Bayone, rue vers le quartier étudiant...

A Bayone, rue vers le quartier étudiant…

Des rires et des bavardages.

Les minibus silencieux, électriques et jaunes.

Là, une placette.

En-cas au milieu de la jeunesse.

Et tu ris….


Marie Dubois…

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Discrète et merveilleuse… Marie Dubois nous a quitté. Pour en savoir plus…ici

Très poétique, en duo avec Serge Lama, il y a si longtemps….
Pour les amoureux des mots, pour les passeurs de mots…

[youtube]http://youtu.be/a6eTc5hvyj8[/youtube]

 


Le café du coin d’en bas du bout d’en face…

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dismoidixmots-alafolie-slffJe suis sure que quelques un(e)s d’en vous connaissent la semaine de la langue française et de la Francophonie… (du 15 au 23 mars 2014).

Cette année « dis-moi dix mots… à a folie !

Avec comme contrainte les 10 mots suivants : ambiancer, à tire-larigot, charivari, faribole, hurluberlu(e), ouf, timbré(e), tohu-bohu, zigzag, s’enlivrer.

Mais vous en saurez plus en un clic sur le logo ci-contre…

J’ai fait le choix cette année de raconter cette fiction. Ecrire aide aussi à se débarrasser de cauchemars récidivants… Avec un peu de pratique de Hoʻoponopono (ho-o-pono-pono)… Ha… vous ne connaissez pas… Voir : Hoʻoponopono… Je connais qui sourit !

Donc, voici mon texte en espérant ne pas trop écorcher notre belle langue.

Le café du coin d’en bas du bout d’en face…

J’adore cette enfilade de mots : Le café…du coin… d’en bas… du bout… d’en face…

Je le murmure : Le café du coin d’en bas du bout d’en face,

Je le dis et le redis : Le café du coin d’en bas du bout d’en face,

Enfin, je le chante et le crie même, à tue-tête…

Je m’arrête nette. Je pense immédiatement à cette pub pour une voiture ; Qui c’est le patron ? C’est moi le patron…

Stupide, je suis stupide…

Ouf ! Je suis seule sur la place devant le café du coin d’en bas du bout d’en face, enfin presque… Il y a un chat qui traîne sa misère, tout pelé. Il a tôt fait de disparaître par le soupirail de l’une des maisons faisant face au café du coin d’en bas du bout d’en face..

De la musique s’échappe de la vitre mal fermée d’une voiture garée devant l’établissement. Je l’entends malgré le moteur qui tourne. Une porte claque et la voiture démarre en trombe.

Sur le trottoir du café du coin d’en bas du bout d’en face, une femme, sortie tout droit d’un journal de mode, ôte l’un de ses gants, d’une manière interminable, presque sensuelle…

Mais… Mais non… Impossible ! Elle regarde à gauche, puis à droite… La lumière du réverbère tombe sur elle comme une douche. Je reste stupéfaite… Cette femme c’est moi ! Enfin… Elle a le même visage que moi. !

Je m’approche à grandes enjambées, mais elle ne me voit pas, je dirais même plus, elle m’ignore. Elle pousse de sa main restée gantée la porte du café du coin d’en bas…

A peine entre-ouvertes, les portes laissent s’échapper des morceaux d’une musique criarde, genre « électronic », « groove »…Un tohu-bohu de tous les diables. Je lui emboîte le pas aussitôt qu’elle franchit le seuil et découvre que nous ne sommes pas seules ! A l’image de cette musique discordante et anarchique, une foule bariolée s’agite en tous sens, elle-même à l’origine d’une partie des sons hétéroclites…. C’est un vrai capharnaüm, une confusion totale, un flot de gens, non, pas des gens au sens humain, des êtres vivants aussi disparates qu’étranges. Certains – ils me semblent d’ailleurs qu’ils n’ont qu’un œil – font des zigzags, déboussolés peut-être par les sons, ou les boissons ? Les tables et les chaises encore non occupées flottent à vingt centimètres du sol…

La femme qui semble être moi, enfin, qui me ressemble, se faufile entre tous ces timbrés, et j’admire son élégance naturelle, son air désinvolte et son sourire amusé. Au comptoir elle murmure à l’oreille du barman… Encore un drôle d’hurluberlu, à la peau violette et qui, tout à coup, gesticule, levant au ciel ses bras, comme pour le prendre à témoin. Toutes les têtes ou ce qui semble l’être se retournent vers lui. Une ola de satisfaction se met à monter, comme une vague ambiançant l’atmosphère de plus belle. Un vrai charivari !… L’homme du bar remet ça… Je regarde à deux fois car il lève encore ses… Trois bras !

Je me sens mal… La tête me tourne avec une impression de déjà ressentie ; je suis au bord d’un gouffre. Un miroir au plafond ne renvoie des lumières produites par les yeux. Je délire…, Ferme les yeux… Je glisse, glisse, glisse, glisse… Je n’en finis pas de m’enfoncer… Je me sens observée… par un œil, deux yeux, des dizaines, des centaines d’yeux… J’étouffe. Caïn dans sa tombe… Pareil. Je… suffoque… Un immense sentiment de culpabilité me dévore, m’envahit, me consume du dedans…. Je me sens tanguer, je tourne, un vertigeee.

Au vacarme ambiant succède un air d’accordéon… et une voix au loin entame une chanson « Dans les campagnes y a les filles, les filles qui vont chercher l’eau, à tire larigot… ». Brel est là ? Mais non, Il est mort depuis déjà trente-six ans… Ma tête semble apprécier la baisse de volume… J’ose ouvrir les yeux. Mon double me regarde, elle est si près de moi que je devrais sentir son souffle… Rien.

C’est sure qu’avant, j’allais bien, avant… Avant quoi d’ailleurs… Je deviens complètement folle… Il faut que je me ressaisisse, que je reprenne en main mon corps, ma tête. Mais que m’est-il arrivé pour que je sois dans cet état ? Je suis coupable ? Mais de quoi ?

Une vague image, aussi légère qu’un voile, dans une lumière bleutée apparaît, mais je sens que je n’ai pas envie de la regarder cette image. Je résiste à la vision… Mais l’apparition résiste aussi et prend consistance. Une vieille femme tient ma main, riant, me racontant mille fariboles, riant maintenant aux éclats, son visage renversé s’évapore doucement, laissant visibles les os du crâne… C’en est trop… Je perds connaissance.

Une fois encore, je reprends vie. J’ouvre les yeux. Une lumière vive m’éblouie. Mes mains sont à plat le long de mon corps. Pas un bruit. Mon visage est à moitié prisonnier d’un machin qui enserre mon nez et ma bouche… Une femme, jolie, se penche sur moi et me murmure quelque chose….

« Alors, madame, quel est votre nom ? » puis elle renouvelle sa question « Madame ? Quel est votre nom, vous vous en souvenez ? ». Plusieurs fois, elle répète encore et encore. Le ton monte, finissant de me réveiller tout à fait. J’ai repris conscience, CONSCIENCE !

Dans la chambre d’hôpital, tout est calme. Je m’appelle Jeanne Vidal, j’ai bientôt cinquante-huit-ans. J’ai des enfants, des petits-enfants et… Que m’est-il arrivé ? Je me sens toute endolorie, et ma tête me fait un peu mal… Mais je suis là, dans un monde bien réel, rassurant où l’on prend soin de moi. Je referme les yeux, consciente brutalement d’avoir échappé à un attentat. C’est que m’a dit l’infirmière.

Tu viens prendre un potJe me souviens. J’étais dans un café sur les Champs Elysées, retrouvant avant son départ pour la Bretagne, une tante, âgée, tante Mathilde. Je lui racontais mon séjour à Saint-Malo, lors du festival international du livre et du film « Étonnants voyageurs ». Cet événement est très prisé des amateurs comme moi qui aiment s’enlivrer en dévorant des histoires de voyageurs lointains, d’aventuriers… Dans la ville emmurée, j’avais pris des photos de choses étonnantes elles aussi, bien sûr, ont une enseigne de café très amusante, le café du coin d’en bas du bout d’en face ! Et nous rions toutes deux et… Et un bruit énorme. Une impression de voler et de retomber brutalement, violemment.

Et ma tante ? Questionnais-je.

J’entends l’infirmière me répondre : « Malheureusement, madame, elle n’a pas survécu à ses blessures, Désolée, Mais vous, vous avez eu beaucoup de chance… ». 

©Histoire imaginaire d’après un cauchemar – Joëlle Lenne – (08 février 2014)

 


Délire printanier…

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Parfois, on devient, bien malgré soi, le témoin de jolies histoires dont, peut-être, nous ne connaîtrons jamais la fin…
Ce banc m’a inspiré cette histoire..

le banc d'ailleurs
Regarder en arrière,
Repousser le brouillard,
Faire apparaître des souvenirs enfouis,
Rêver sur le banc de la plage pour écrire une histoire,
Avouer qu’on aime sans jamais l’avoir dit.
Rêver de baisers échangés, de caresses oubliées…
Donner aux choses du quotidien beaucoup moins d’importance,
Regarder son reflet, se dire qu’on est jolie,
Et puis…
Retourner sur le banc, regarder l’océan,
Vivre ce tout petit bonheur comme une grande histoire…
Se dire que la mémoire sait cacher des secrets,
S’accrocher aux nuages pour murmurer « bonsoir »,
Pester aussi sur le vide entre deux, qui donne le vertige…
Rager de contenir les émotions cadeaux,
Alignant, des signes accrochés comme des cœurs
Sur la gamme, des notes de bonheur…

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Voilà les confidences d’une dame, sur un banc qui murmure à l’oreille d’un inconnu… Le printemps arrive sur la pointe des pieds… Et déjà quelques cœurs s’emballent…

Belle journée aux joyeux amoureux !