Catégorie : Dans la campagne

Le lavoir oublié…

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Juste un panneau de direction…

J’en suis tombée amoureuse…

Impossible de le voir de la route, ni même d’avion…

Le lavoir de Lamensou ne peut pas encore raconter son histoire.

A peine une pancarte pour donner sa direction et après… Sur d’anciennes cartes, le nom, Laminsou, La Minsou. Tantôt à Monsempron-Libos, tantôt à Condezayques…

Quitter la route goudronné, S’enfoncer sur le petit chemin pentu. Le long du ruisseau le Rech qui cours vite, vite rejoindre sans aucun doute, le Lot.

Un pont qui parait trop grand enjambe le ruisseau. une énorme borne de pierre barre l’accès à la clairière.

Début d’hiver. Gamme de beiges et marrons au sol, immense mosaïque de feuilles mortes.

Quelques cris d’oiseaux qui profitent de la réserve LPO.

Il est là. Caché. Ses pierre à frotter hérissées pour qu’on le remarque un peu. Un gargouillis de l’eau qui se fraye un chemin. Obstacles menus et minuscules dans le canal de pierre. Branches, feuilles, herbes et mousses.

L’eau dans le lavoir semble dormir; Miroir encombré de mille choses. Quelques bulles, quelques vapeurs chevelées…

Les femmes descendaient laver le linge du château. Je les entends chanter dans les branches immenses des platanes centenaires.

 


Des mots aux photos…

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Une nouvelle acquisition…

Un livre… Bashō, Seigneur ermite, l’intégrale des Haïkus, édition bilingue….

Voilà un magnifique support pour apprécier la vie, admirer le « travail » de ce grand maître. S’il est vrai qu’il est l’auteur de plus de deux mille haïkus, ce livre me permet d’en découvrir plus de neuf cent cinquante… Alors j’en sèmerai quelques-uns pour avoir le bonheur de les illustrer…

Bonne réflexion !

Mes yeux étincellent
d’avoir tant désiré la floraison –
Cerisiers pleureurs

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Toutes ces fleurs écloses
dans le vent printanier
éclats de rire

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En 1680,  Bashō a 37 ans…

Ah ! le printemps, le printemps,
que je printemps est grand
et ainsi de suite

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Pause poétique et pause tout simplement

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 Quelques moments de pause… pour mieux s’enrichir d’images et d’écriture… Et avant de vous quitter, en partage, l’un de mes automnes préférés….

automne

L’Automne

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

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Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.

Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

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Moment de tristesse, au delà du pays des rêves… Adieu le Guyr !

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Juste une information, si certain l’ont lu, connu, aimé, rencontré…

Un érudit, poète qui avait disparu de l’horizon… Je ne savais pas pourquoi… Le web ne nous donne pas toujours de réponse !

Alors je ne suis qu’un relai dans ce monde virtuel ou « slider » n’est pas encore le quotidien pour beaucoup.

Désolée de partager un chagrin aujourd’hui…

Adieu le Guyr !

 

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A découvrir en cliquant sur son ancienne image de « profil » ses dernières volontés… Merci à Catelin de les respecter !

Tu nous manques le Guyr…


Pas de panne ni d’abandon…

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…Mais d’autres activités qui prennent plus de temps que prévu !

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Et l’écriture…

Merci à la messagerie qui me tient informée de vos activités…

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Et je pense bien à vous !

Belle semaine !


L’oiseau nuage, vision éphémère…

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Ma participation sur la communauté “les passeurs de mots“… administrée par EvaJoe…
Le thème du mois de Janvier : La plume et l’mage

J’ai cherché l’image d’une plume ou d’un nuage…
J’ai choisi celle-là, qui vit légère en mon cœur,
Je vous offre l’oiseau niché au creux des nuages
Qu’un instant j’ai fixé et qui finit… Vapeur…

L'oiseau nuage

– L’oiseau nuage

As-tu besoin de plumes pour t’envoler l’oiseau ?
Je te vois si léger, voler si haut, si haut…
D’aucuns diront que je t’ai inventé
C’est que leurs yeux ne voient plus que le laid…
Léger, tes grandes ailes déployées
Tu domines le monde sans jamais déranger.
Et comme ces nuages ou tu vas te dissoudre
Ce ciel inflammable où réside la foudre
M’attire et à la fois, me remplit de frayeur.
Le nuit vient, je reste seule avec mes peurs…

Le ciel inflammable...

Le ciel inflammable…

Pas d’inspiration… J’espère que je ne suis pas hors sujet ???

Beau week-end amis poètes et passeurs de mots !


Duras, château et vin près de chez moi…

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Je viens de redécouvrir ce poème écrit il y a quelques temps sur un autre blog…
Celui-ci (Le blog de la Dame de Ladignac) vient de rejoindre apln et l’annuaire pour les nuls.(Voir rééditions de quelques articles en attendant d’autres découvertes…)
Une grande envie de partage pour vous faire découvrir ma région où l’Histoire se mêle souvent à la gastronomie…

Il était une fois…

Un château sur le toit d’un monde, le pays d’un vin fameux
Le Duras, qu’un palais de chair, trouvera capiteux.

- L'entrée du château de Duras

– L’entrée du château de Duras

Le palais de pierre, quant à lui, cinq siècles durant
Abrita au fil du temps, grands et petites gens.

 Tour à tour, au gré de l’Histoire, français, anglais
Rarement château et famille, marqua tant sa contrée.

Une terre autour tant et tant travaillée
Que vignerons, paysans et manouvriers

- Sur le toit de ce monde... Paysages façonnés...

– Sur le toit de ce monde… Paysages façonnés…

En sont réellement les maîtres. Hommage donné
A ceux, qui au fil des ans, la campagne ont façonné.

Les pans de ma robe ont frôlé ces pierres
Que d’autres avant moi ont usées.

Mettre mes souliers dans leurs traces
M’émeut plus qu’admirer miroir ou belle glace…

- Sur la margelle des puits, mes doigts se sont posés...

– Sur la margelle des puits, mes doigts se sont posés…

 

Sur la margelle des puits, mes doigts se sont posés
Fermant les yeux, j’ai senti, le rugueux de la corde posée.

Un instant, dans la chambre aux secrets
J’ai entendu murmurer les servantes et valets.

 Ma boite à images chargée, j’ai repris le chemin
De mon village caché où je me sens si bien.

Passants et visiteurs, je vous offre quelques vues
Je garde ici l’arôme délicat de ce vin que j’ai bu.

Une porte du château, en clair-obscur... Juste pour le plaisir...

Une porte du château, en clair-obscur… Juste pour le plaisir…

A vous de découvrir château de pierre, vin délicieux
L’esprit des lieux, les voix d’antan, ces biens précieux,

Que paysans et villageois, embellissent et maintiennent
Pour témoigner de leur histoire, un maillon de la chaîne…

 Première publication le 5 octobre 2012 par ladamedeladignac


D’un autre temps…

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Chuchotement de l'amour - William-Adolphe Bouguereau

Chuchotement de l’amour – William-Adolphe Bouguereau

Je ne peux pas aller rejoindre mon aimé
Car il pleut tant et tant que je ne verrais rien.
Je ne peux entrevoir, là-bas, les saules penchés
Sur l’onde, effleurée par les âmes qu’elle retient.

Dans ma prime jeunesse, j’allais m’y promener
Sous l’œil bienveillant de ma tendre maman.
J’y rêvais sur le banc, mes jupes ramassées,
Dans mes cheveux simplement, la chanson du vent.

Mes rêves étaient peuplés de princes et de seigneurs
Comme dans le conte ancien de la belle et la bête…
Mendiante, jeune fille prisonnière ou jeune sœur
J’étais l’une d’entre-elles, sans vivre de malheurs…

 …

Aujourd’hui, j’ai quinze ans j’ai fui mon maître.
Père a rejoint les âmes dans l’onde bouleversée
Mon cœur lui s’est vidé, et empli de mal-être
Figé sur le tableau d’une enfance achevée.

Au désespoir, j’allais sur les rives de l’étang
Chemise de nuit blanche, j’entrais dans les flots,
Pour en finir avec ce monde inquiétant.
Mes yeux pourtant, trainaient vers les si blancs bouleaux…

Je faillis un instant…Froid… Mes yeux s’entrouvrant,
Les bras puissant d’un homme me soulevaient des eaux.
Sur la berge, il me pose et effleurant ma joue,
Y pose, un baiser et me dit quelques mots…

Sa voix réveille alors mes souvenirs d’enfants
De gaies balades, de tendres confidences,
Auprès des enfants, des amis, des parents
Venant chaque année dans notre résidence.

Mon cœur, de toutes ses forces, saisit l’instant.
Et mon doux compagnon, devint mon chevalier…
C’est lui que j’attendais, dans mes contes d’enfant !
Et bientôt pour la vie, tous deux nous serons liés.

Mais je ne peux aller rejoindre mon amant
Car il pleut tant et tant .Dois-je être inquiète ?
J’ouvre grand mes volets, le vent porte son chant !
Alors je suis en paix. Il est sous la gloriette…

(Joëlle Willems-Lenne – 2013)

Au bord du ruisseau...

Au bord du ruisseau… – William-Adolphe Bouguereau


Aquarelliste…

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L'église noyée dans la brume

L’église noyée dans la brume

Oh ! Ne pas vous tromper,
Cette vue embrumée
Est celle d’un matin…
Et chez moi n’est pas loin.

Pour cette fin de semaine,
Là où les brumes traînent
Je vous offre ces vers
Avant que vienne l’hiver.

Un poème pour rêver,
Imaginer, traîner,
Dans un autre univers,
Celui d’Apollinaire…

À Mademoiselle Yvonne M…

Yvonne sérieuse au visage pâlot
A pris du papier blanc et des couleurs à l’eau
Puis rempli ses godets d’eau claire à la cuisine.
Yvonnette aujourd’hui veut peindre. Elle imagine
De quoi serait capable un peintre de sept ans.
Ferait-elle un portrait ? Il faudrait trop de temps
Et puis la ressemblance est un point difficile
À saisir, il vaut mieux peindre de l’immobile
Et parmi l’immobile inclus dans sa raison
Yvonnette a fait choix d’une belle maison

Yvonnette a fait le choix d'une belle maison...

Yvonnette a fait le choix d’une belle maison…

Et la peint toute une heure en enfant douce et sage.
Derrière la maison s’étend un paysage
Paisible comme un front pensif d’enfant heureux,
Un paysage vert avec des monts ocreux.
Or plus haut que le toit d’un rouge de blessure
Monte un ciel de cinabre où nul jour ne s’azure.
Quand j’étais tout petit aux cheveux longs rêvant,
Quand je stellais le ciel de mes ballons d’enfant,
Je peignais comme toi, ma mignonne Yvonnette,
Des paysages verts avec la maisonnette,
Mais au lieu d’un ciel triste et jamais azuré
J’ai peint toujours le ciel très bleu comme le vrai.

Guillaume Apollinaire, Alcools


La maison n’est pas simplement…

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« La maison n’est pas simplement l’endroit où nous dormons, c’est l’abri sous lequel nous réfugions nos âmes »

Alexandra Stoddard (née en 1941), Décoratrice d’intérieur

La cheminée principale

 Jolie pensée philosophique, non ?  Une des raisons qui me fait aimer les vieilles demeures…Lorsque l’on y pénètre, parfois on ressent quelque chose, bien-être ou mal-être.. Mais cette sensation nous fait dire, « Cette maison, elle a une âme !« . Oui, elle est, elles sont habitées par l’esprit de ceux qui ne sont plus. Non ! Elle n’est, elles ne sont pas hantées, c’est pas ce que je veux dire, c’est que dans l’espace de vie, les pensées, idées, sensations, etc. ont été « absorbées » par les murs, les sols et les plafonds. Cela vibre et nous percevons plus ou moins fort, ces vibrations, qui, elles aussi, traversent le temps…

la grange merveilleuse

la grange merveilleuse

Restez attentifs quand vous visitez vos amis, ceux qui vivent dans ces bâtiments qui ont traversés les âges… Rien ne sera plus pareil…

Belle semaine !
 (Eléments du château de Pérricard – Eté 2013)