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D’accord, ce n’est pas un titre de saison… Je crois que je rêve tellement de fraîcheur que je suis capable de fouiller dans le fouillis au fond du sac pour retrouver quelque chose qui fera office de rafraîchissement…

SUJET : Anamnèse écrit à l’imparfait…
Bloqué par la neige – Effort de mémoire justifie une autre écriture, une autre voix.
« La voix de l’écrivain c’est le non dit, ce qui est entre les lignes ».
Réécrire l’un des textes (le nôtre ou un autre), ressentir la voix, deux histoires parallèles.

Alors voila… où un texte d’une « co-atelière » de 2015 m’a emmené, de la case à l’igloo, de l’ocre du désert au blanc de glaces sans fins, deux histoires rafraîchissantes et chaleureuses entre couleurs ! 

Neige.
Blanche, aveuglante.
Malaise.
Plonger dans le trou du trouble glacé – clapotis, à peine -. Y chercher l’émotion ? Disparue !
La neige efface tout.
Y trouver la chaleur  dans la faille ronde, la nuit froide…
J’y suis presque…
Non.
Loin d’elle qui a vu les terres arides et brûlées. L’ocre est uniforme, pareil au blanc. A peine, se détache la case, ocre de terre, comme l’igloo blanc fondu en mur de glace…
Nuit noire qui recouvre le trou, qui recouvre l’igloo et la case.
Tout est immobile.
Un point de feu comme un accroc dans le manteau noir, attise ma mémoire…
Se souvenir.
J’y suis presque…
Oui.
Se faufiler dans la déchirure… Pour se réchauffer. Passer enfin de l’autre côté comme la dame blanche glisse sur l’air, sans bruit…
Entrer indiscrètement par la fenêtre de la case où brûle ce feu.
Voler l’instant qui émerge de cette baie chaleureuse…
J’y suis ? Enfin !
Je dors paisiblement comme la fille blanche sur les genoux généreux de la femme noire. Tout est paix et confiance. L’histoire s’estompe. Demeure seulement l’émotion de l’instant. La chaleur a su faire fondre la glace et qu’importe la couleur de la peau.

Atelier du 6 février 2015 (texte inspiré par le texte de Virginie)