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Je viens de me régaler en relisant « Pour faire le portrait d’un oiseau ». Prévert l’a dédié à Elsa Henriquez, qui, dit-on, l’a inspiré et illustra ses écrits.

Alors, j’ai écris ce poème…
Pour un ami, hors des communautés des blogs que je fréquente…
Et pour la communauté « des passeurs de mots », communauté où il fait bon lire…

D’abord un souvenir qui prend beaucoup de temps,
Un chapeau oublié sur des livres chagrins

... Un chapeau oublié sur des livres chagrins...

… Un chapeau oublié sur des livres chagrins… (Photo de J.F.Duloir)

Une foule de mots qui ne pourra s’écrire
Qu’en l’absence de l’autre, son oreille attentive.
C’est l’imagination qui dérive vers le sud
Où le soleil déjà à fuit à l’horizon
Quand la pendule sommeille
Quand minuit doucement
Vient pour flirter avec le jour suivant…
Ainsi, je le peindrai, pour un instant seulement
Dans un fauteuil en cuir, accoudoirs usés
Écoutant une messe, un requiem sublime
Ou autre poème merveilleusement chanté.
Et je le croquerais, de fusains, d’aquarelle

... Une perle de rosée délicatement posée Sur la rose douceur aux couleurs surannées...

… Une perle de rosée délicatement posée
Sur la rose douceur aux couleurs surannées… (Photo de J.F.Duloir)

Photographe gourmand des beautés naturelles
Une perle de rosée délicatement posée
Sur la rose douceur aux couleurs surannées
Et à nouveau, des rimes pour embellir ses lignes
Celles qui peuvent naître aux instants de bonheur
Chaussons aux pommes tout chaud, dans la chanson
Ou gavotte de la fontaine blanche, pour quelques pas de danse.
Celles aussi de ses lignes, qui dans les jours chagrins
Pleurent discrètement, tendant vers ceux qu’il aime

... Où mon ombre de brume propose mon épaule En un joyeux message aux mots doux et bien sages...

… Où mon ombre de brume propose mon épaule
En un joyeux message aux mots doux et bien sages… (Photo de J. Lenne)

Où mon ombre de brume propose mon épaule
En un joyeux message aux mots doux et bien sages.
Alors dans un poème, j’achèverai l’histoire
En capturant ses mots, qui porteront les miens
Dans le ciel de ce soir, sur une lune noire
Qui, comme la pendule qui ne dort pas encore
Enjôle, tour-à-tour, la nuit, le jour….
Elle portera, ô mystère de la science
Sur les ondes maléfiques qui portent tant de maux
les paroles attendues : « Oui, merci mon ami, je vais bien ! ».

 

communaute les passeurs de mots