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Un seul mot à passer ce soir… Chocolat !parler-de-cuisine

 

« Le chocolat : Aussitôt que vous l’avez avalé en gorgées généreuses, cette perle, ce joyau, cette merveilleuse potion, …à peine a-t-elle commencé à fondre en vous, qu’elle vous lave, et vous purifie de toute amertume et de tout souci… et alors qu’elle circule en vous, ….elle vous rappelle par son flux agréable et libre, la chaleur torride du soleil ».

Lorenzo Magalotti ( XVIIème)

J’ai découvert cette phrase il y a quelques heures et je me suis souvenue avoir écrit un texte pour un billet… Une « ode au chocolat« …

En boisson, je peux le préparer avec lait et crème fraîche liquide et de la poudre de cacao. Un mot : onctuosité. Mais le texte qui suit…

Latte, closupVoilà quelques années que j’ai écris ce texte toujours merveilleusement d’actualité ! Peut-être certains l’ont déjà lu… Mais je l’aime bien alors, je vous en l’offre à nouveau… comme un chocolat !

Jeudi 29 septembre 2011
C’est déjà la fin du mois de septembre…

Depuis trois jours, je cherche à rédiger un billet sur mon histoire avec le chocolat. Mais je n’y arrive pas !
J’aurais pu dire dans ce billet, qu’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé le chocolat. De ma plus tendre enfance, dans une maison de santé, où, pour quelques mois j’avais été placée, il me reste le souvenir d’un rayonnement bleu, et l’odeur envoûtante du chocolat que l’on servait dans des bols de plastique bleu. J’aurais pu raconter que ce souvenir odorant est toujours ancré en moi et que parfois il resurgit au détour d’une rue, chez des amis où séjournent des enfants ou des petits enfants… Un effluve, et l’image du bol bleu fumant arrive dans un flash…

 

Style: "P25"J’aurais pu dire ma passion de cuisiner qui m’a fait retourner à l’école hôtelière à quarante-quatre ans, dans le même lycée que mes enfants. J’y’ai découvert une autre façon de travailler ce trésor des lointaines contrées, le travailler en poudre, en copeaux, en ganache, en nappage, sucré ou amer, le marier avec des pistaches, des éclats de noix ou de noisettes, avec l’amande en poudre ou en pétales, ou encore de belles cerises amarena, l’étaler à la spatule, le fourrer dans une poche pour en remplir des choux…

Et j’aurais pu dire qu’il égaye souvent les fêtes de famille, que ce joyau noir, je le glisse dans un nid de papier coloré et enrubanné, et que, placé à gauche du verre, il est un gage d’amour et témoin de fêtes réussies, un présent à partager comme une pierre rare à regarder.

J’aurais pu dire aussi,que j’apprends à ne plus grignoter, et à gérer mes pulsions gourmandes. Qu’il est le seul, que je n’ai gardé que lui, LE carré de chocolat. Que j’ai soin de le choisir parmi ceux que l’on déguste, ceux qui, solitaires, sont revêtus des plus jolies robes, et qui promette un noir intense, un cacao subtil… J’aurais pu vous dire que c’est lui que je déguste le soir, sur le fauteuil, devant la cheminée ou sur le canapé de la terrasse, un bon livre entre les mains et Follette sur les genoux, juste avant d’aller retrouver les histoires de la nuit…

Mais si je vous avais dit tout cela, peut-être auriez-vous eu l’envie de faire comme moi, ne pas résister et vous précipiter sur vos chocolats, ceux que vous avez rangés et si bien cachés. Car moi, rien que d’en parler, j’ai l’eau qui me vient à la bouche, littéralement !

mon carre de chocolatBelle soirée amis, belle soirée !